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Nivolalandy – YOGIGASY. De l’acceptation de soi à l’influence positive

Retrospective...

Qui suis-je ? Que vais-je faire de ma vie ? Quelle direction prendre ? Suis-je sur la bonne voie ? Qu’ai-je envie de faire exactement ? Pourquoi suis-je là ? Qu’est-ce qui me rendrait vraiment heureux ? Quel choix de carrière ? Suis-je avec les bonnes personnes ?

Tellement de questions qui nous explosent dans la tête à certaines périodes de notre vie. Si vous êtes en train de lire cet article, peut-être que vous êtes vous-mêmes à la recherche des réponses. Pour ma part, ces questions me travaillent depuis un certain nombre de temps. Plus jeune, j’étais impressionnable et toujours en quête de la validation d’autrui. J’avais peur du rejet et d’être mal vu. Alors, j’essayais de ne pas faire de vagues. Cela se manifestait par des petits détails certes, mais tellement importants. Être discrète, dompter mes cheveux frisés à coup de lissage ; jamais dire « non » de peur d’être rejeté ; suivre les règles à la lettre ; s’effacer de peur d’être égoïste ; accepter les petites remarques perfides avec le sourire parce qu’après tout ils peuvent avoir raison. Bref, la liste est longue, mais le fait est, qu’être soi-même était un concept dont j’ignorais l’existence.

Puis, un jour, après une suite d’événements, je me suis retrouvée à être confrontée à ma plus grande peur de l’époque. Le groupe m’a rejeté. C’est une sensation étrange de faire face à sa solitude. D’abord, ma première réaction était de me racheter, de faire mon possible pour réintégrer le groupe. J’ai appris à mes dépens la vérité de l’adage : « suis-moi, je te fuis ». Ensuite, avec le recul, on tire des leçons de ce que l’on vit. Vivre cette expérience était moralement dur. Pourtant, ce fut une des plus belles leçons de vie que j’ai eues. Car, en étant confronté à ma peur du rejet, j’ai appris pour la première fois, qu’être bien avec soi c’était la garantie de ne plus jamais se sentir rejeter.

Vers une découverte de soi...

Après cette petite leçon de vie, je me suis attelée à apprendre à me connaître. De fil en aiguille, je me suis retrouvée à m’intéresser à tout ce qui peut développer notre mieux-être. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce qui m’a amené au yoga. (Qu’on se le dise, avant que les fervents défenseurs de la morale me tombent dessus, le yoga n’a rien d’une religion. Et la pratiquer n’entrave en rien la foi et la spiritualité). En cherchant à me renseigner davantage sur cette discipline, j’ai fait la découverte d’une femme exceptionnelle dans l’univers des réseaux sociaux. La suivre m’a conforté dans le choix que j’ai fait.

C’est avec beaucoup de plaisir et de joie, que je vous partage cette rencontre, qui m’a incité à mieux m’investir dans ce voyage intérieur. Et surtout, le faire dans un cheminement d’acceptation de soi et à mon rythme sans chercher à suivre un modèle prédéfini.

Une rencontre...

Cette semaine, nous allons découvrir une « yogini nappy ». Elle s’appelle Nivolalandy RAZAFIMANANTSOA. Passionnée et engagée, elle est sur tous les fronts pour défendre les causes qui lui tiennent à cœur. Femme aux milles ressources. Elle est à la fois : chargée de projets en Ressources Humaines et en Marketing Communication dans une Entreprise de Service Numérique ; Fondatrice de la plateforme Natioraly Happy pour changer les mentalités et inspirer à être plus ouverts d’esprit pour accepter la diversité ; Influenceuse positive, elle est la généreuse âme derrière le compte instagram « Yogigasy », où elle partage ses expériences et son cheminement spirituel dans sa pratique du yoga ; Mais aussi, bénévole au sein de plusieurs Organisation notamment la Jeune Chambre Internationale. Toutefois, au-delà de cela, elle est surtout une source d’inspiration et d’éveil. On dit souvent qu’il y a des personnes qui nous marquent et nous aident à grandir. Pour ma part, Nivolalandy fait partie de celles-là.

Je vous invite donc à découvrir sa vision de la vie et son message à tous ceux qui s’intéressent au développement de soi.

Comment te définis-tu ?

J’ai toujours eu du mal à répondre à cette question mais disons que je suis une femme libre qui essaie d’influencer les autres à trouver cette liberté d’être.

Sur les réseaux sociaux, tu parles de « spiritual worker », en quoi ça consiste ?

Avec le temps il fallait que je trouve un titre à ce que je fais sur les réseaux sociaux. D’ une part je suis Natural Hair Activist qui prône la liberté d’être à travers les cheveux naturels mais d’un autre côté je partage aussi ma vie spirituelle notamment le yoga, c’est de là que m’est venue l’idée du « Spiritual Worker » puisque je considère vraiment ce que je fais sur les réseaux sociaux comme un « devoir », un service que je rends.

Tu fais partie de ceux qui prônent le retour au naturel, pourquoi cette problématique te tient-elle à cœur ?

En effet, j’en fais une affaire personnelle parce que c’est quelque chose que j’ai vécu à différentes échelles : La fameuse crise d’identité. Il est vrai que je parle surtout du retour au naturel des cheveux mais pour moi c’est surtout une métaphore de l’acceptation de soi. Si on veut, ça forme un tout. Une fois qu’on arrive à accepter notre vraie nature, nous arrivons à nous aligner avec notre vrai soi, c’est ce que j’appelle une réunion. En tout cas, c’est mon expérience et je le partage aux autres.

Après, je ne nie pas le côté esthétique de la chose et je suis là également pour apporter mes connaissances et mon savoir-faire pour apprendre à mes frères et sœurs comment on prend soin des cheveux texturés.

Peux-tu nous raconter ta rencontre avec le yoga ?

De la découverte...

Ma première rencontre avec le yoga était il y a plus de 10 ans. J’ai lu un livre où il y avait écrit le mot «  yoga ». Je me souviens, ça résonnait tellement en moi sans que je sache la raison. J’ai ensuite tapé le mot sur Google et j’ai vu qu’on appelle ceux qui font du yoga des yogis (yoginis pour les femmes). Alors, je me suis dit qu’un jour je voudrais qu’on m’appelle comme ça.

Je n’ai pas vraiment cherché à pratiquer le yoga puisque je ne savais pas encore quoi, quand, où, comment. D’ailleurs, j’ai longtemps gardé ce secret au point que je m’en suis désintéressé. En même temps, tout ce que j’ai entendu à son propos était négatif. Puis, de toute façon je ne savais pas à qui m’adresser.

En 2015, j’ai sombré dans une dépression qui a duré 2 ans, et à un moment donné j’étais arrivée à bout de ce que je pouvais endurer. Je savais au plus profond de moi que les solutions étaient spirituelles, c’est là que ma quête a commencé. Je lisais tous les livres sur le développement personnel et spirituel qui me sont tombés sous la main, j’assistais également à des conférences, j’adhérais à des groupes sur les mystères de la vie en général.

A la révélation...

Pourtant, rien n’y fait, mon mal être persistait, que ce soit mental ou physique. Un jour, en rentrant d’un traitement en réflexologie, je me suis mise à faire des étirements pour alléger ma douleur. C’est là que je me suis rendue compte qu’en fait je faisais du yoga. Même processus, j’ai fait beaucoup de recherches tout en continuant à m’exercer seule chez moi et j’ai fini par vivre le yoga à travers les postures.

Néanmoins, ma quête ne s’arrêtait pas là. J’étais encore en train de chercher quelque chose alors que j’étais déjà submergée par la gratitude, l’amour et la paix. Donc, un jour j’ai décidé de suivre des cours au sein d’une université spirituelle à Antananarivo et c’était la pièce qui manquait à mon puzzle.

Voilà comment tout s’est passé. Mon parcours comme je le dis à chaque occasion est assez atypique, tout m’est venu à moi intuitivement. C’est pour cela également que je le partage intuitivement.

Discipline mal comprise à Madagascar, à travers ton expérience, quelle est ta définition du yoga ?

En effet, c’est indéniable. Mais c’est juste l’illustration que quand on ne comprend pas quelque chose on a tendance à la rejeter, c’est un réflexe, c’est la peur…  Moi-même je suis tombée dans ce piège.

Yoga signifie lien ou union. Ce lien qui nous relie à notre soi, à la nature et à l’énergie suprême. Pour moi ce qui a changé c’est le fait que ma vie spirituelle ne repose plus sur un ou des dogmes. En revanche, je n’ai rien contre les religions, je pense sincèrement que nous avons tous une raison d’être.

Dans ce sens, crois-tu en Dieu ?

Si je crois en un dieu ou pas !? Je répondrais : appelez-le comme vous le voulez mais je n’en ai jamais été aussi proche que maintenant. Pour moi, c’est au-dessus de tout entendement. C’est pour cela que j’ai personnellement décidé de l’incarner pour que les autres puissent avoir un exemple concret d’un « being » étrange pour certains mais un soulagement pour d’autres. Et sincèrement, je préfère me concentrer sur ces gens qui me remercient de les avoir ouverts les yeux parce que je ne suis pas là pour convaincre ni pour convertir.

Penses-tu que le yoga est accessible à tout le monde ? Si oui, par où commencer ?

Le yoga est définitivement accessible à tous, l’autre définition du yoga c’est la connaissance de soi. Nous sommes tous prédisposés à nous connaitre vraiment. Donc si vous voulez commencer votre quête spirituelle, commencez par-là, c’est le fameux voyage intérieur. C’est en vous connaissant que vous pourriez comprendre votre mission de vie et une fois que vous arriviez à ça, tout va se mettre en place.

Je tiens à préciser que les postures ne sont pas une obligation, initialement c’est le hatha yoga qui utilise les postures. Ainsi, il faut savoir qu’il y a plusieurs formes de yoga.

Ensuite, explorez votre propre possibilité sans chercher à suivre le chemin d’un autre.

Influenceuse suivie par beaucoup de personnes, est-ce que cela a changé ta manière de voir les choses ?

En tout cas, j’ai appris à vraiment être consciente des choses que je pourrais déclencher dans la vie de quelqu’un, j’ai donc la responsabilité immense de poursuivre ce que j’ai entamé.

A quoi aspires-tu aujourd’hui ?

Aujourd’hui, j’aspire tout simplement à apprendre davantage et à explorer mes « infinies possibilités ».

« Explorez votre propre possibilité sans chercher à suivre le chemin d’un autre. »

Penses-tu avoir trouvé ta voie ? Que conseillerais-tu aux jeunes qui cherchent la leur ?

Oui, il m’en a fallu du temps mais je l’ai trouvé et parce que je l’ai trouvé, je voudrais que les autres puissent explorer la leur. Je dis toujours que j’essaie de faire comprendre la vie aux autres pour qu’ils puissent la vivre pleinement.

< Quand on ne sait pas, on demande et quand on sait on partage.

Je dirais aux jeunes de ne jamais perdre en vue ce qu’ils pensent être réellement au plus profond d’eux. C’est en faisant cela qu’ils apprendront à développer leur intuition, leur ressenti. Ce sont vraiment des pouvoirs infaillibles.

En cet instant, de quoi es-tu certaine ?

Je suis certaine que c’est par la diversité qu’on crée l’unicité.

Si l’on pouvait remonter le temps, que dirais-tu à l’adolescente que tu étais

Je lui dirai de ne pas avoir peur… Cela englobe tout.

Enfin, quel message aimerais-tu faire passer à tous ceux qui te suivent ?

Je dirais tout simplement que tout ce que je fais vient du plus profond de mon être et que je suis reconnaissante de les avoir derrière moi.

« Quand on ne sait pas, on demande et quand on sait on partage. »

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