Déclic

DÉCLIC – De l’ombre à la lumière

Il y a des situations qui changent le cours d’une vie. Un contexte, une rencontre, une expérience particulière et c’est le déclic. Vous savez c’est le genre de voyage intérieur où il y a un avant et un après.

Généralement, les personnes qui ont vécu ces bouleversements vivent plus intensément que les autres. Elles ont une aura, un je-ne-sais-quoi qui me fascine. Souvent, elles ont plus d’empathie et une proportion à avoir confiance à la vie et à l’avenir. D’ailleurs, c’est pour cela que le témoignage qui suit m’a touché et quelque part a renforcé ma foi. Qu’on se le dise, il ne s’agit pas ici de vous convaincre à croire en Dieu, encore moins de vous faire la morale sur la religion. Pour ma part, la foi est personnelle et j’ose espérer que d’une manière ou d’une autre, on a tous foi en quelques choses.

Ce texte est un message d’espoir et de renouveau. Celui d’une jeune femme qui voulait en finir, mais qui a été sauvé par sa foi. Une quête spirituelle qui a fait d’elle une personne comblée et plein d’Amour aujourd’hui. Je vous laisse découvrir son histoire, avec ses propres mots.

De l'ombre...

Je suis née athée. Lol. Beau commencement n’est-ce pas ?

Oui j’ai grandi dans une famille chrétienne. Enfin, traditionnellement et institutionnellement chrétienne.

Moi personnellement, je n’en avais carrément rien à foutre.

Aller à l’église ? Quel intérêt ? Je me disais. Franchement perdre deux heures de ma vie pour ne même pas écouter quelqu’un que je suis « censée » écouter. Et chanter ? Ce n’était même pas mon genre de musique. Prier encore moins. M’adresser à qui ? Un fantôme ou truc du genre ? Je n’ai jamais cru au Père Noël quand j’étais enfant. J’ai vu que c’était une arnaque des grandes personnes pour « nous rendre plus heureux, nous les petits ». Alors ces trucs d’églises etc, faut le dire, ce n’était pas mon dada.

Alors, imagine la réaction de ma famille. Les insultes fusaient. On me traitait même de démon.

Donc, j’ai vécu ma vie comme ça.

... A la lumière

Un jour, alors que j’avais environ 9 ans, j’ai eu un déclic.

Je me suis réveillée subitement un dimanche matin, très tôt.

Je sentais en moi une force nouvelle, que je n’avais jamais connue auparavant.

Et devine quoi ? Elle m’emmenait à l’église.

Et ce n’était pas un truc contre mon gré.

Cette force m’incitait à « vouloir aller à l’église ».

J’ai dit à ma mère :  » Je veux aller à l’église avec toi. »

Elle était carrément abasourdie. Mais elle a accepté.

Donc, j’ai commencé à aller à l’église.

Ce qui m’a le plus encouragée à y aller, c’était la curiosité.

Je savais que je n’avais jamais connu ça avant. Et je savais au fond de moi que c’était Dieu qui appelait. Moi qui n’y croyait pas mais alors pas du tout, je crois que la « force » me l’a montré.

À l’église, je commençais à étudier à l’école du dimanche. Non pas pour plus de connaissances, mais pour connaître qui est « Dieu ».

Qui est-Il ? Pourquoi m’a-t-Il appelé ? Pourquoi Il s’intéresse à moi ?

"Ma vie a basculé pour la première fois."

En une phrase, j’ai perdu tous mes ancrages.

On a déménagé. J’ai changé de quartier et d’école.

J’ai donc perdu tous mes repères, tous mes amis, mon prestige dans mon ancienne école et mon statut de « première de la classe ».

J’ai intégré une grande école où tout était nouveau pour moi.

J’en ai vraiment bavé.

J’y ai perdu mon courage, ma fierté et mon estime de moi-même.

Si tu me connaissais là-bas à cette époque, tu ne me reconnaîtrais pas.

J’étais tellement peureuse. Je ne parlais presque jamais. J’avais tellement peu d’amis (ou pas vraiment d’amis).

J’ai connu les moqueries. L’humiliation.

J’ai même failli m’évanouir de honte tellement le gène est devenu insupportable.

Mais je sais que, Dieu a utilisé cette phase pour travailler sur mon plus grand défaut : l’orgueil.

Tenir bon... Encore un peu... Juste un peu

Cette période m’a appris une grande dépendance en Dieu. Je n’avais rien ni personne pour être là pour moi. J’entrais dans la phase de l’adolescence. Mes parents me comprenaient de moins en moins. Je n’avais plus rien sur quoi m’accrocher.

Je me souviens de cette vilaine voix qui disait à chaque instant : « Finissons-en. ». Je m’imaginais alors prendre un couteau dans la cuisine et me le planter dans le ventre. Mais encore une fois, Dieu parlait et disait : « Tiens bon. Encore un peu. Juste un peu. »

C’est ce qui m’a permis de tenir. Et d’espérer.

Puis, Dieu a restauré ma vie petite à petit. Je te le dis, j’ai dormi avec les parents jusqu’en classe de troisième. Tellement j’avais peur. Peur de tout. Carrément de tout.

Il m’a donné ma première amie que je n’ai plus jamais perdue jusqu’à aujourd’hui. J’ai osé lâcher mes cheveux pour la première fois depuis que j’ai changé d’école (oui ce n’est pas une blague. Pour te donner l’idée de l’impact de tout ça sur mon état psychologique.

Je n’ai osé avoir un téléphone qu’en première.

J’ai osé chanter devant quelqu’un et accepter de me faire prendre en photo pour la première fois en terminale.

J’ai eu ma propre bande d’amis.

Dieu m’a donné tout ça.

Ma plus grande blessure

Juste avant d’entrer à l’INSCAE, alors que tout commençait à aller bien, j’ai connu un deuxième basculement de ma vie.

Après une erreur assez difficile à expliquer, j’ai « volé » le petit-ami (qui était mon meilleur ami) de ma meilleure amie.

C’était ma plus grande blessure. (Je ne me le suis pardonnée que récemment.)

Donc, j’ai perdu mes deux meilleurs amis et j’ai saboté leur couple.

J’en ai pleuré toutes les nuits et fais des cauchemars pendant six mois.

J’ai vu en moi ce que l’homme, même avec la plus grande des volontés du monde d’aimer, faillir, s’abaisser à des actes honteux et immondes.

J’ai vu l’horreur et les vices de l’homme. Je les ai vus en moi.

Pendant ce temps, j’étais étudiante à l’INSCAE.

J’étais vide. Complètement vide.

Je faisais Club SMS quasiment tous les jours (même quand je n’avais personne à qui parler) dans l’espoir que parler à quelqu’un comblerait mon vide.

Mais non. Ni distractions, ni choses, ni personnes n’ont réussi à combler le vide intense en moi.

L'INSCAE Section Chrétienne...

Juste après une séance d’intégration de la nouvelle promotion (le « bizutage »), toutes les associations nous ont ouvert leurs portes.

J’étais déjà inscrite à une association, j’allais me rendre dans une autre. Quand mon amie m’a dit un truc des plus bizarres :  » Hey, j’allais oublier. Passons à l’INSCAE Section Chrétienne. J’ai une amie qui m’a invitée à aller là-bas. Allez faisons juste un tour pour ne pas la vexer. On ne restera pas longtemps, t’inquiète.  » Car, il faut le dire aussi, entrer dans cette association ne faisait pas du tout, mais alors pas du tout partie de mes plans.

Donc, j’ai franchi la porte de l’ISC.

Et j’y suis restée. Jusqu’à maintenant.

Je suis restée.

Pourquoi ? Parce que je sentais la même force me retenir. La même force qui m’a invitée à aller à l’église quand j’avais 9 ans.

Une force… Qui ne force pas.

Mais attire. Attire profondément.

Je suis restée pour la même raison que je suis restée à l’église. Par curiosité.

Pour connaitre Dieu.

Je ne voyais plus une religion. Je voyais une relation.

Dans cette association, je voyais une manifestation de foi que je n’avais jamais vue dans aucune église que j’ai rencontrée.

Puis, arriva le mois de décembre.

Période du camp d’évangélisation de l’ISC. Je n’allais pas rater ça. J’y suis allée.

C’est comme si ma vie avait défilé sous mes yeux. Tout ce que j’ai raconté.

J’ai vu où ma vie me mène. Loin de Dieu. En d’autres termes, en enfer.

Je ne pourrais jamais de mes propres forces m’approcher de Dieu, ou aimer Dieu, ni qui que ce soit, de manière parfaite. Je ne pourrais jamais rien faire de bien. Car autant se le dire, aucune quantité de biens, aussi grande soit-elle, ne peut enlever un mal commis. C’est un principe judiciaire, c’est un principe humain, c’est un principe universel.

J’ai donc fait face à ma limite.

J’étais dans l’impasse.

Je ne pouvais pas me sortir de là.

C’est alors que j’ai découvert ce que Dieu a fait.

Il a accepté de s’abaisser de son trône pour revêtir l’être humain avec ses limites et ses faiblesses (à part le péché). Je ne sais pas si tu as conscience à quel point, nous, êtres humains, sommes limités et faibles, en plus d’être naturellement méchants et ignorants.

Puis, il a accepté d’être accusé à notre place, lui qui n’a connu point de péché.

Je suis du genre à ne jamais accepter le blâme d’une faute que je n’ai pas commise. Mais Il m’a appris qu’aimer, c’est accepter l’inacceptable.

Une fois, je me suis imaginé les péchés les plus vils que j’ai commis, ceux que je veux éperdument cacher, exposés au grand jour au monde entier.

J’ai imaginé la réaction des gens.

Tu peux faire cet exercice, toi aussi.

Mais vois-tu, Lui, Il a accepté de subir cet exercice à ma place, à notre place.

Pour les choses honteuses que j’ai faites, c’est Lui qu’on a abandonné, rejeté, hué, insulté, frappé, humilié et même tué.

Je me rappelais du moment où j’ai failli m’évanouir de gêne.

Mais Lui, Il a subi ça pour moi.

Révélation !

Je me suis dit : « Mais damn, pourquoi tu ferais ça pour moi ? Qu’est-ce que je t’ai fait pour que tu acceptes de subir tout ça ? »

Sa réponse est simple et claire : « …Parce que je t’aime. »

C’était la première fois.

La première fois que quelqu’un me dit qu’Il m’aime et me le prouve comme ça.

C’était la première fois que quelqu’un m’aime en connaissant absolument tout de moi.

Je n’ai plus rien à cacher.

Dieu voit mes blessures, mes souillures, ma laideur… Et pourtant, Il est encore là. Et Il m’aime !

Je suis enfin acceptée, pardonnée et aimée.

Tu ne peux pas savoir.

Je ne peux pas raconter à quel point savoir tout ça me comble.

Donc, durant ce camp, j’ai découvert Le seul qui peut combler.

Pas une simple satisfaction qui s’avère n’être qu’une fraction.

Mais… Le vrai amour en mots

… Et en actions.

Dieu.

Enfin, je peux le dire.

J’ai connu Dieu.