Art et Culture

DARK INK PAPER – Créatif sans frontière, présente « Meraki » by Tooln

Sans frontière...

En réfléchissant bien, nous pouvons tirer énormément de leçons pendant cette période de confinement. Ce type de situation a révélé l’importance de l’art et de la culture dans nos vies au quotidien. Quand tout semble se figer, il est évident que l’art est et restera l’espace du possible et de la liberté. D’ailleurs, les artistes ont souvent plusieurs cordes à leur arc, la créativité n’a pas de frontière. Seuls la passion, l’imaginaire et la création sont de rigueur.

La mixité est une notion qui m’a toujours fasciné. Cette semaine nous faisons connaissance avec Dark Ink Paper, membre du collectif TOOLN ; un artiste talentueux qui illustre merveilleusement bien ce mélange d’horizons et cette mixité. Cela résonne comme une ouverture à tous les genres, une unité dans la diversité, une richesse dans le partage. Il vient avec nous cette semaine pour présenter les coulisses de « MERAKI », un de mes titres coups de cœur dans leur nouvel album DIA.

Artiste passionné et créatif...

Pour tout dire, Dark Ink Paper m’a dérouté, photographe, vidéaste et chanteur. Est-ce le photographe qui chante ? Ou le chanteur qui fait des photos ? Puis, peu importe, quand on voit ces œuvres et qu’on écoute ses sons, on comprend qu’il est tout ça à la fois. Un artiste complet qui évolue passionnément dans différents univers pour nous inspirer et nous faire évader de notre quotidien le temps d’un instant.

1) Comment te décris-tu ?

C’est une question difficile. Mes amis me voient comme l’œil de Tooln. Je suis le corbeau qui observe et enregistre toute notre histoire avec mon appareil.

2) Pourquoi Dark Ink Paper comme nom de scène ?

Ma peau est noire comme l’encre. J’aime l’écriture et la mélancolie.

3) Dans certains pays, la musique est un réel vecteur de développement, penses-tu que ça soit possible à Madagascar ?

Oui, c’est possible même si c’est un long chemin. Je préfère voir ça comme un défi. Il faudrait qu’on jette un œil du côté de ces pays d’Afrique anglophones qui ont réussi à créer une véritable économie autour du son.

4) Quel message aimerais-tu faire passer aux jeunes qui rêvent de se lancer dans la musique, mais qui n’osent pas à cause de la pression sociale ?

On n’a qu’une vie. Si c’est ce qui vous fait vibrer, chercher des moyens, entourez-vous, ne ménagez pas vos efforts.

5) Comment est née « MERAKI » ?

Les couplets de Sakaÿ, Fleym et Lowki étaient déjà posés. Ils m’ont expliqué que la chanson parle du fait de s’impliquer corps et âme dans ce qui nous passionne. Je suis passé un après-midi et on a coécrit ensemble.

Comme on a eu notre propre studio à disposition, on pouvait s’essayer au feeling, à toutes les mélodies les plus folles qu’on puisse trouver, et après avoir trouvé l’émotion, on a cherché les mots qui pouvaient coller avec le yaourt que j’ai baragouiné.

6) Selon toi, c’est quoi la mentalité « TOOLN » ?

Pour moi, le mental Tooln c’est avancer ensemble, nourrir l’imaginaire des auditeurs, produire de la qualité.

7) De quoi es-tu certain aujourd’hui ?

« Ma seule certitude, c’est mon incertitude  » haha, mais pour l’instant « un pied devant l’autre ».

« On n’a qu’une vie. Si c’est ce qui vous fait vibrer, chercher des moyens, entourez-vous vous, ne ménagez pas vos efforts. »